Le no-code, c’est magique ? Oui ! Enfin, non. Enfin… ça dépend de quoi on parle, en fait.

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Le no-code : des nouveaux outils pour de nouvelles possibilités

Le no-code, ou développement visuel, c’est une évolution de la manière dont on programme. Après des évolutions successives depuis les années 90, il a atteint un niveau de maturité et de notoriété important depuis une dizaine d’années.

Ce nouveau mode de développement permet à des personnes qui n’avaient jamais développé (mais qui ont une appétence technique certaine) de créer des choses qu’elles n’auraient jamais imaginé pouvoir faire avant. En ça, le no-code est magique.

Même pour des développeurs et développeuses de métier, le no-code (et maintenant l’IA) permettent de réduire drastiquement les temps de développement, sans aucun compromis sur l’essentiel. En ça, le no-code est magique.

Pour les clients et utilisateurs finaux, les solutions développées en no-code simplifient et allègent le quotidien, permettent de se concentrer sur l’essentiel, de lancer de nouvelles offres, boostent la satisfaction client, ouvrent la porte à de nouveaux marchés. Je pense notamment aux petites entreprises (j’accompagne essentiellement des TPE/PME et des startups) qui n’auraient jamais eu les moyens de faire coder un outil, et à qui le no-code, en abaissant la mise de départ, offre des nouvelles possibilité. En ça, le no-code est magique.

Les facteurs clés de succès d’un projet no-code

Mais tous ces avantages indéniables ne signifient pas pour autant qu’un projet no-code va marcher comme par magie ! Le terme « no-code » recouvre beaucoup de réalités et de projets très différents, mais on peut identifier des critères communs à tous, qui vous permettront de réussir votre projet no-code :

1. La conception

Bien penser son projet en amont, identifier clairement les besoins, ne pas vouloir en faire trop dès le départ, valider ses hypothèses avec les utilisateurs finaux…

2. Le choix des outils

Le terme « no-code » regroupe différentes familles d’outils qui n’ont rien à voir entre elles, chaque famille comptant des dizaines d’outils. Faire le bon choix d’outils fera toute la différence entre un projet sur de bons rails et un projet mort-né.

3. Les compétences

« No-code » ne veut pas dire « no-skills » : développer sur les outils no-code reste une discipline exigeante, et un métier à part entière. Si vous n’avez pas les compétences, et pas le temps ou la motivation pour les acquérir, développer un projet en interne n’est pas vraiment une option. De nombreux prestataires (freelance et agences) proposent leurs services pour tout type de besoin, et il est bien sûr possible de recruter en interne des no-codeuses et no-codeurs (si vous prenez des stagiaires/alternant·es, assurez-vous d’avoir une ressource, même externe, qui pourra les mentorer).

4. La gestion de projet et de produit

Le développement d’un projet informatique (code ou no-code), c’est des milliers de micro-décisions. Les dévs en gèreront eux-mêmes une partie (à partir des livrables de la phase de conception, des bonnes pratiques du métier, etc.), mais vous devrez trancher sur un certain nombre. Plus le projet est gros, plus vous devrez être disponible et réactif pour y répondre (d’où l’intérêt aussi de commencer avec un projet de taille plus réduite). Et plus le besoin d’un Product Manager de métier se fera sentir, pour aider à identifier, prioriser et trancher ces décisions. Une exécution parfaite ne sert à rien si le produit que l’on développe n’est pas le bon !

Conclusion

Oui, le no-code est magique par ce qu’il permet, et l’immense majorité des entreprises qui ont fait ce choix ne le regrette absolument pas ! Mais un projet no-code reste un projet informatique exigeant, dans lequel il est conseillé de bien se faire accompagner, qu’il s’agisse de points ponctuels de cadrage avec un·e expert·e (budget à prévoir : de 100 € à 1 000 €), ou d’une prestation plus large sur tout ou partie du projet (budget à prévoir : de 1 000 € à 10 000 € sur la plupart des projets, même s’il existe de bien plus gros projets).

N’hésitez pas à me solliciter pour une séance de coaching ou une prestation 🙂